Le légionnaire français d'origine     brésilienne qui a tué mardi deux camarades, un soldat togolais et un paysan tchadien à Abéché, dans l'est du Tchad, « en avait marre de la provocation » de ses collègues, selon des     propos rapportés par le quotidien tchadien Le Progrès. Selon ce journal, « il dit avoir commis son forfait parce qu'il se sentait menacé par ses frères d'armes et en "e n avait     marre" de la provocation répétée de deux légionnaires qu'il a abattus » . Une version corroborée par les propos de la soeur du soldat, celui-ci ayant, d'après elle, alerté sa famille à     propos d'un « harcèlement » dont il aurait fait l'objet de la part de ses camarades.
    Dans ce témoignage, le légionnaire « jure ne pas avoir vu le soldat togolais . » également tué dans le Camp des étoiles d'Abéché. Il aurait en     outre voulu acheter son cheval et son turban au paysan tchadien, mais, rapporte-t-il, « a près l'avoir acheté, le cavalier aurait refusé de me laisser partir. J'ai été énervé, alors j'ai     décidé d'en finir avec lui... »« Da Silva Pereira a enfoui son arme Famas quelque part et amorcé son retour à Abéché, camouflé en civil. Il a été arrêté au moment où il cherchait à s'approvisionner en eau », conclut Le Progrès.
Actuellement aux mains de la gendarmerie tchadienne, Josafa de Moura Pereira, 27 ans, arrêté jeudi après deux jours de cavale, devrait être remis aux autorités françaises, selon l'accord qui régit le statut des soldats de la force européenne Eufor déployée au Tchad.
Les légionnaires tués, un sergent de 30 ans, Français d'origine guinéenne, marié et père d'un enfant, et un légionnaire de 1 re classe d'origine roumaine, célibataire, appartenaient au 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes. Les corps ont été transférés hier à Nîmes où une cérémonie en leur hommage sera célébrée ce matin à 11 h au 2 e REI en présence du général en chef     de l'armée de terre.