13 avril 2009
Tchad: Ahmat Yacoub mercredi à N'djaména et autres actus Tchad: fin d'exil pour Ahmat Yacoub-Dabio. L'ancien chef rebelle sera
Tchad: fin d'exil pour Ahmat Yacoub-Dabio. L'ancien chef rebelle sera mercredi à N'Djaména - France-Soudan: la carte du Tchad se jouera à Paris le 21 avril - 2 otages menacées de mort en raison du procès de l'Arche de Zoé.
2 otages menacées de mort en raison du procès de l'Arche de Zoé
KHARTOUM - Les ravisseurs de deux travailleurs humanitaires dont une Française au Darfour ont menacé dimanche de les exécuter si Paris n'organisait pas un nouveau procès pour les membres de l'Arche de Zoé.
Les six membres de cette association ont été condamnés à huit ans de prison pour tentative d'enlèvement de 103 enfants au Tchad avant d'être graciés par le président Idriss Déby après cinq mois passés en prison à N'Djamena puis en France.
France-Soudan: la carte du Tchad se jouera à Paris le 21 avril
Le Tchad sera au menu des discussions bilatérales entre le Soudan et la France le 21 avril où une forte délégation soudanaise - spécialisée, dit-on, du Darfour et en charge du Tchad- est attendue en France. Elle serait conduite par le Dr. Nafi Ali Nafi, Conseiller du président soudanais et chargé du dossier du Darfour. Il est aussi un des membres du comité restreint chargé du dossier du Tchad parmi lesquels figurent le Dr. Moutrif Sidik, Secrétaire d'état aux affaires étrangères, ancien directeur de la sécurité extérieure, Ali Massar, conseiller du président Elbéchir. C'est ce fameux comité qui décide du sort du Tchad et qui est le trait d'union entre le service secret soudanais et le président Elbechir. Les autorités soudanaises n'ont cessé, et pour la première fois, de faire véhiculer des informations sur les préparatifs militaires intenses voire avancés de la rébellion tchadienne à l'Est du pays et sur une imminente vaste offensive contre le régime du président tchadien Idriss Déby.
Tchad: fin d'exil pour Ahmat Yacoub-Dabio
De sources proches, on nous confirme qu'Ahmat Yacoub-Dabio, fondateur du mouvement politico-militaire historique le FNTR (front national du Tchad Rénové), sera ce mercredi à Ndjaména, capitale du Tchad ", afin, nous a-t-on déclaré, "d'y jouer un rôle pouvant induire un processus de paix au Tchad et au Darfour". Accompagné notamment de Mahamat Charafedine, actuellement leader du FNTR et dont on se souvient qu'il fût directeur de cabinet du Colonel Hassabalah, président du mouvement rebelle UFCD, Ahmat Yacoub sera reçu à Ndjaména par le Médiateur de la république et une importante délégation de hauts dignitaires du Gouvernement du Président Déby. Le hasard ferait que Fidel Mougar, ancien premier ministre du Tchad et actuellement en "navette" entre Khartoum et N'djaména, serait également au Tchad. Il faut espérer qu'Ahmat Yacoub-Dabio saura faire pression sur Fidel Moungar pour qu'il cesse ses pourparlers avec un régime soudanais au ban de la communauté internationale et des rebelles tchadiens décrédibilisés par des rumeurs de corruption de leur encadrement.
Le mauvais choix de la désignation de Timan Erdimi à la tête de la rébellion tchadienne.
Quelle mouche a piqué Oumar El Béchir ? Le choix de la désignation de Timan Erdimi à la tête de l’UFR est perçu par la majorité de la classe politique tchadienne comme une cuisante défaite non seulement pour l’opposition armée de l’Est mais aussi pour l’avenir du peuple du pays de Toumai.
Depuis la création de la rébellion soudanaise du Darfour en majorité Zaghawa, le régime soudanais a tenté de finir avec Deby puisqu’il le considère en étant le principal responsable du conflit du Darfour. Selon le gouvernement de Khartoum, les rebelles soudanais ont été armés et entretenus par les proches du président tchadien. En outre, El Béchir est bêtement convaincu que les rebelles tchadiens, sans une complicité dans le rang de l’ANT ne parviendraient pas à déloger Deby du palais rose de N’djamena. Pour cela il faut trouver des moyens plus efficaces.
Apres avoir épuisé toutes les cartes à sa possession, El Béchir a désigné Timan à la tête de l’UFR pour espérer les désertions massives au sein des gardes présidentielles de Deby. A mon avis, le régime soudanais s’est naïvement trompé de faire ce choix inacceptable. Changer Timan par Idriss Deby ce n’est pas une solution adéquate pour mettre anéantir le MPS et le JEM de Khalil Ibrahim (un mouvement considéré comme une milice supplétive de l’ANT).
Il faut reconnaître que Timan avait toutes les mauvaises caractéristiques de Deby. A savoir le détournement des biens publics, le favoritisme, le clanisme, l’escroquerie, diviser pour mieux régner, manipulations, achat des consciences, la liste est longue. Timan comme son oncle, il sait bien convaincre les gens en utilisant tous les moyens possibles. Deby dans sa lutte contre la rébellion il n’hésite pas à répéter milles fois les mêmes paroles à ces officiers « sans moi, c’est le chaos. Quand vous laissez les rebelles prendre le pouvoir, vous allez subir les mêmes barbaries de la DDS des années 80 ». C’est une arme très solide pour convaincre certains réticents. Son neveu Timan n’a jamais cessé de dire aux soudanais qu’il est très proche du cercle de Deby : « Moi, j’ai des milliers des complices dans l’armée de Deby, même au sein des gardes présidentiels, ils sont prêts à tout moment pour exploser le palais rose. Si vous me souteniez en me nommant à la tête de la rébellion, tous les Zaghawa vont déserter et ils ne nous combattront pas, comme ça le régime va s’écrouler comme un château de cartes, donc sans moi les rebelles ne pourraient jamais gagner la guerre ».
L’opposition tchadienne est d’accord sur un seul point ; faire partir Deby et son système mafieux qui est initié par Timan Erdimi dans les années 90. Faut-il accepter à n’importe quel prix ? Il faut reconnaître que tout le monde est conscient de la dégradation de notre pays par le régime despotique de Deby. Ce dictateur est connu grâce à son incapacité d’œuvrer une politique démocratiquement fiable pour sortir le pays du sous-développement et de la guerre.
Depuis l’indépendance, le pays n’a jamais connu la paix. Les causes de la guerre au Tchad sont diverses ; certaines personnes prennent le chemin de la rébellion à cause d’humiliation et d’injustice de la dictature, par contre d’autres se rebellent parce qu’ils veulent instaurer un régime plus tribal que celui d’actuel pour but de favoriser leurs parents et piller l’Etat, c’est le cas des jumeaux.
Même les animaux savent que Timan a pris les armes pour but de prendre le fauteuil de son oncle (Deby) mais pas pour instaurer la démocratie dans le pays. Je pense qu’on n’a pas besoin d’avoir un doctorat de mécanique pour le comprendre. Personne ne pourra me dire le contraire. D’ailleurs, toutes les analyses des spécialistes de la politique tchadienne du monde et du Tchad ont montré que Timan a joué un rôle très important et déterminant sous l’administration Deby entre 1990 et 2004.
A l’époque, la majorité des ministres, des PDG et des préfets ne peuvent être nommés sans l’accord de Timan. Certes la nomination n’est pas gratuite. En contre partie il reçoit quelques millions de francs, une sorte de pot-de-vin à la tchadienne. Je pense que personne ne pourra croire que Timan va changer un jour le Tchad. Un proverbe africain dit : « le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme point en crocodile ». Donc un escroc restera toujours un escroc. Il existe plusieurs questions sans réponses :
- Pourquoi les principaux chefs de la rébellion tchadienne (Nourri et Adouma) ont-ils accepté la désignation d’un despote issu d’un mouvement très minoritaire possédant seulement moins de 250 homme sur le terrain à la tête de l’UFR, alors que eux disposaient chacun des milliers d’hommes ?
- Si Timan est sérieux et qu’il est de bonne foi pour l’unité de l’opposition armée, pourquoi a-t-il déjoué avec acharnement (avant la création de l’UFR) toutes les tentatives de la création d’un grand mouvement réunissant tous les rebelles ?
- Pourquoi les opposants de l’Est croient-ils à un changement de régime au Tchad avec un détourneur des biens publics qui insultait ouvertement des ethnies sur son site poubelle Tchadactuel ?
- Le fauteuil présidentiel est-il réservé pour un seul clan ?
- Pourquoi accepterons-nous aux périls de nos vies d’être utilisé par le neveu de Deby dans sa lutte contre le pouvoir de son oncle ?
- Pourquoi certains opposants bien connu des tchadiens se transforment en griot, se mettent derrière une personne qui a pillé et détruit le pays avec son oncle pendant 15 ans ?
- Pourquoi personne ne parle de la politique de Timan de diviser pour mieux régner depuis son nomination à la tête de l’UFR ?
- Pourquoi y a-t-il des problèmes internes au sein des principaux mouvements rebelles (FSR, UFDD, UFCD) juste peu après la création de l’UFR ?
- Pourquoi tous les frères de Timan vivent tranquillement en occident dans des villas chics alors que des pauvres tchadiens meurent pour lui ?
- Pourquoi n’y a-t-il pas eu des désertions massives des Zaghawa dans l’armée de Deby alors que Timan a été choisi à la tête de la rébellion pour cette raison ?
- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de brassage total des groupes rebelles à quelques mois de la création de l’UFR ?
Il est vraiment dingue de mourir pour une personne qui est déjà connu pour sa négation notoire pour notre cher pays. Il est temps de prendre conscience afin de comprendre que Deby=Timan=échec donc nous prions pour que l’homme qui remplacera Deby soit un démocrate, nouveau, honnête et sain.
Un tchadien qui dit la vérité
Djiddo Moctar
djiddomoctar@yahoo.fr
N’djamena (Tchad)
11 avril 2009
Tchad : Enrichissement illicite, quand les Erdimi s'auto-blanchissent !
Dans la bande défilante du site tchadactuel, on peut lire ceci : « Dans un communiqué transmis par une ONG, celle-ci qualifie d'illégal et d'illégitime le parlement tchadien. Elle s'apprêterait aussi à déposer une plainte contre Deby, ses proches et ses protégés pour détournement des biens publics. L'ONG a recensé au total plus 132 immeubles et appartements appartenant à Deby, ses épouses et ses proches en France et en Belgique».
Cette information capitale, réduite à sa plus simple expression par celui qui l'a rédigée, pèse lourdement sur cette bande qui l'a supporte difficilement. Il est certain que l'info n'est pas passée inaperçue. La preuve !
On comprend pourquoi Monsieur Bérémadji Félix alias Tom Erdimi qui est d'habitude si prompt à nous servir ses « brèves de N'djaména » quand il dispose d'informations qui acculent le pouvoir de son oncle Idriss Deby Itno, a préféré cette fois-ci se limiter à la bande défilante.
Plus grave, le communiqué en question a été censuré, il en est de même pour le nom de cette vaillante ONG. On aurait évidemment souhaité prendre connaissance de l'intégralité du texte et qui sait, d'autres noms auraient pu être cités dans le fameux document. Des noms qui, à l'évidence, ne souffrent d'aucune contestation tellement que le flagrant délit est patent. Il ne peut être autrement quand on sait que nos deux jumeaux nationaux se sont chargés du bradage des deux mamelles de l'économie tchadienne à savoir la Cotontchad et le projet pétrolier.
En attendant la publication prochaine dudit document, on se permet d'ores et déjà d'ajouter à la bande défilante de tchadactuel d'autres destinations tels que les USA (Boston), Canada (Hamilton), Abidjan, Burkina Faso, Dakar, Angola où nos francs se sont logés en toute sécurité.
En 2005 déjà, nos brillants confrères de Zoomtchad tiraient sur la sonnette d'alarme en publiant un dossier "zoom sur le régime Deby" qui consacre une partie sur « l'enrichissement d'une élite à la paupérisation des masses » que nous vous invitons à relire. Notre blog va s'activer à son tour pour mettre à jour ces informations et sollicite par la même occasion votre contribution.
De l'enrichissement d'une élite à la paupérisation des masses.
Source : zoomtchad.com
C'est la descente aux enfers pour le peuple, tout le monde manque de tout et se plaint sans cesse. C'est la croix et la bannière pour un Tchadien d'assurer les 3 repas quotidiens. L'exode rural s'est amplifié à cause de l'abandon du reste du Tchad, quant à N'djaména, c'est un gros village sale où il n'y a ni eau ni électricité où l'anarchie est à chaque coin de rue.
Mais comble de paradoxe, une certaine élite au pouvoir tirant profit de tous les trafics en tout genre énoncés plus haut, de tous les fruits de multiples bradages, cette élite qui gouverne est la plus riche que le Tchad n'ait jamais eu.
En 15 ans, le nombre de personnes qui possèdent des biens en France, aux USA, au Canada, est hallucinant. Jugez-en : Idriss Deby est le premier président Tchadien à posséder en France, plus précisément à Nice un hôtel particulier, une grande résidence à Monaco et une autre en grande banlieue parisienne. Son épouse Halimé est installée à Courbevoie. M Abderahmane Moussa a acquis un pavillon, M Raymond Batchiret ex-président de la Cour suprême et par ailleurs époux de la belle sœur de Deby installé à Blois, l'ex-ambassadeur du Tchad à Paris M Mahamoud Hissein, ainsi que son frère ex-trésorier général M Hissein Mahamoud, M Babikir Korom époux de la belle soeur de Deby, eh bien tout ce beau monde a aujourd'hui qui des appartements qui des pavillonsn France, aux USA. Nous pouvons citer M Ahmat Hassaballah Soubiane, les frères Erdimis et bien d'autres, par exemple les hommes d'affaires proches du régime, Abakar Manani Conseiller pour les affaires présidentielles a aussi un pavillon.
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par Ambenatna
RIYADH:A Black Imam Breaks Ground in Mecca

TWO years ago, Sheik Adil Kalbani dreamed that he had become an
imam at the Grand Mosque
in Mecca, Islam’s holiest city. Waking up, he dismissed the dream as a
temptation to vanity. Although he is known for his fine voice, Sheik
Adil is black, and the son of a poor immigrant from the Persian Gulf.
Leading prayers at the Grand Mosque is an extraordinary honor, usually
reserved for pure-blooded Arabs from the Saudi heartland. So he was
taken aback when the phone rang last September and a voice told him
that King Abdullah had chosen him as
the first black man to lead prayers in Mecca.
Days later Sheik Adil’s unmistakably African features and his deep
baritone voice, echoing musically through the Grand Mosque, were
broadcast by satellite TV to hundreds of millions of Muslims around the
world.
Since then,
Sheik Adil has been half-jokingly dubbed the “Saudi Obama.” Prominent
imams are celebrities in this deeply religious country, and many have
hailed his selection as more evidence of King Abdullah’s cautious
efforts to move Saudi Arabia toward greater openness and tolerance in
the past few years. “The king is trying to tell everybody that he wants
to rule this land as one nation, with no racism and no segregation,”
said Sheik Adil, a heavyset and long-bearded man of 49 who has been an
imam at a Riyadh mosque for 20 years. “Any qualified individual, no
matter what his color, no matter where from, will have a chance to be a
leader, for his good and his country’s good.”
Officially, it was his skill at reciting the Koran
that won him the position, which he carries out — like the Grand
Mosque’s eight other prayer leaders — only during the holy month of
Ramadan. But the racial significance of the king’s gesture was
unmistakable. Sheik Adil, like most Saudis, is quick to caution that
any racism here is not the fault of Islam, which preaches
egalitarianism. The Prophet Muhammad himself, who founded the religion
here 1,400 years ago, had black companions. “Our Islamic history has so
many famous black people,” said the imam, as he sat leaning his arm on
a cushion in the reception room of his home. “It is not like the
West.” It is also true that Saudi Arabia is far more ethnically diverse
than most Westerners realize. Saudis with Malaysian or African features
are a common sight along the kingdom’s west coast, the descendants of
pilgrims who came here over the centuries and ended up staying. Many
have prospered and even attained high positions through links to the
royal family. Bandar bin Sultan, the former Saudi ambassador to the
United States, is the son of Prince Sultan and a dark-skinned concubine
from southern Saudi Arabia.
But slavery was
practiced here too, and was abolished only in 1962. Many traditional
Arabs from Nejd, the central Saudi heartland, used to refer to all
outsiders as “tarsh al bahr” — vomit from the sea. People of African
descent still face some discrimination, as do most immigrants, even
from other Arab countries. Many Saudis complain that the kingdom is
still far too dominated by Nejd, the homeland of the royal family.
There are nonracial forms of discrimination too, and many Shiite
Muslims, a substantial minority, say they are not treated fairly. “The
prophet told us that social classes will remain, because of human
nature,” Sheik Adil said gravely. “These are part of the pre-Islamic
practices that persist.”
BLACK skin is
not the only social obstacle Sheik Adil has overcome. His father came
to Saudi Arabia in the 1950s from Ras al Khaima, in what is now the
United Arab Emirates, and obtained a job as a low-level government
clerk. The family had little money, and after finishing high school,
Adil took a job with Saudi Arabian Airlines while attending night
classes at King Saud University.
Only later did he study religion, laboriously memorizing the Koran and
studying Islamic jurisprudence. In 1984 he passed the government exam
to become an imam, and worked briefly at the mosque in the Riyadh
airport. Four years later he won a more prominent position as the imam
of the King Khalid mosque, a tall white building that is not far from
one of the Intelligence Ministry’s offices.
Theologically,
Sheik Adil reflects the general evolution of Saudi thinking over the
last two decades. During the 1980s he met Osama bin Laden
and Abdullah Azzam, a leader of the jihad against the Soviets in
Afghanistan. He initially sympathized with their radical position and
anger toward the West. Later, he said, he began to find their views
narrow, especially after the terrorist attacks of Sept. 11, 2001. Now
he speaks warmly of King Abdullah’s new initiatives, which include
efforts to moderate the power of the hard-line religious establishment
and to modernize Saudi Arabia’s judiciary and educational
establishment. He reads Al Watan, a liberal newspaper. “Some people in
this country want everyone to be a carbon copy,” Sheik Adil said. “This
is not my way of thinking. You can learn from the person who is willing
to criticize, to give a different point of view.”His life, like that of
most imams, follows a rigid routine: he leads prayers five times a day
at the mosque, then walks across the parking lot to his home, which he
shares with two wives and 12 children. On Fridays, he gives a sermon as
well.
HE expected it
to continue that way for the rest of his life. Then in early September
he woke up to hear his cellphone and land line, both ringing
continuously. Stirring from bed, he heard the administrator of the
Grand Mosque leaving a message. He picked up one of the phones, and
heard the news that the king had selected him.Two days later he walked
into a grand reception room where he was greeted by Prince Khalid
al-Faisal, the governor of Mecca Province. Sheik Adil tried to
introduce himself, but the prince cut him off with a smile: “You are
known,” he said. Next, Sheik Adil was led to a table where he sat with
King Abdullah and other ministers. He was too shy to address the king
directly, but as he left the room he thanked him and kissed him on the
nose, a traditional sign of deference.
Remembering the
moment, Sheik Adil smiled and went silent. Then he pulled out his
laptop and showed a visitor a YouTube clip of him reciting the Koran at
the Grand Mosque in Mecca.“To recite before thousands of people, this
is no problem for me,” he said. “But the place, its holiness, is so
different from praying anywhere else. In that shrine, there are kings,
presidents and ordinary people, all being led in prayer by you as imam.
It gives you a feeling of honor, and a fear of almighty God.”
Muhammad al-Milfy contributed reporting.
Source: http://www.nytimes.com/
Coton: le Brésil vient en aide à quatre pays africains producteurs (C4)
OUAGADOUGOU(AFP) Quatre pays africains producteurs de coton ont obtenu
samedi à Ouagadougou une aide du Brésil de 4,7 millions de dollars US,
destinée au développement du secteur cotonnier qui fait vivre quelque
10 millions de personnes sur leur territoire. Cette
aide non remboursable est destinée au Bénin, au Burkina Faso, au Mali
et au Tchad, tous membres fondateurs de l'Initiative coton (C4) qui
avaient en partie été à l'origine de l'échec des négociations sur le
cycle de Doha en 2003 à Cancun (Mexique), a indiqué le ministère
burkinabè des Affaires étrangères.
Ces pays demandent, sans succès, dans le cadre de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC), que soient mis fin aux système de
subventions accordées par les pays développés - notamment les
Etats-Unis - à leurs producteurs de coton
l'aide accordée par le Brésil doit contribuer à la lutte contre les ravageurs ou encore aux techniques de récupération
des sols appauvris. Elle
va également servir à "l'échange de matériel végétal pour élargir le
fonds génétique dans le cadre de l'amélioration variétale" pour le
Burkina Faso, seul pays de la région à s'engager dans la culture du
coton génétiquement modifié, selon le chef de la diplomatie burkinabè,
Alain Bédouma Yoda. "Cette
aide va redynamiser la recherche sur le coton dans nos quatre pays et
permettre une collaboration plus fructueuse avec les instituts de
recherche du Brésil", a estimé M. Yoda, qui a signé l'accord avec
l'ambassadeur du Brésil à Ouagadougou, Santiago Alcazar
En 2003, le Brésil avait obtenu auprès de l'OMC le démantèlement des
aides accordées par le gouvernement américain à ses producteurs de
coton, estimant que ces subventions pénalisaient les producteurs des
autres pays. Mais Washington se refuse jusqu'à présent à appliquer la
totalité de la décision de l'OMC
Le Brésil a réclamé, le mois dernier, 2,5 milliards de dollars de
sanctions contre Washington pour ne s'être pas mis en conformité avec
cette condamnation de l'OMC."Jusqu'à présent, les pays du Nord (...) nous empêchent de développer notre secteur du coton par leurs subventions
alors que c'est une activité très nourricière pour un pays comme le Burkina Faso", a déploré M. Yoda
Somalie: Un otage français tué dans l'assaut contre le "Tanit
C'est l'Elysée qui a annoncé la nouvelle vendredi vers 18h30 : l'armée française a donné l'assaut dans l'après-midi contre le Tanit, le petit voilier capturé le week-end dernier dans le Golfe d'Aden avec à son bord deux couples français et un enfant. Pendant l'opération, un des otages, le propriétaire du bateau et père de l'enfant, est décédé, touché lors d'un échange de tirs entre pirates et forces spéciales, a indiqué le ministre de la Défense Hervé Morin. Les autres otages, dont l'enfant de trois ans, sont en revanche sains et saufs. Cinq pirates étaient à bord au moment de l'assaut, dont "deux ont été tués immédiatement et un est tombé à l'eau", a ajouté Hervé Morin
Le palais présidentiel a expliqué que "des négociations" avaient été "engagées" jeudi "pour persuader les pirates de renoncer à leur entreprise criminelle". Selon le ministre de la Défense, les négociateurs français ont "proposé une rançon" aux pirates. "Toutes ces choses ont été en permanence et constamment refusées", a poursuivi le ministre, ajoutant que les forces françaises, qui ont immobilisé le voilier jeudi en tirant dans la voilure, ont également proposé "d'échanger la mère et l'enfant contre un officier". Vendredi, "les menaces se faisant plus précises, les pirates refusant les propositions qui leur étaient faites et le Tanit dérivant vers la côte, une opération pour libérer les otages a été décidée", a ajouté le palais présidentiel. Dans ce genre de situation, la décision finale de lancer l'assaut ou non revient généralement au président de la République, après consultations et avis des différents chefs d'état-major concernés. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a réaffirmé vendredi soir "toute la détermination de la France à ne pas céder au chantage et à tenir en échec la piraterie". Il a également rendu "hommage au courage des militaires engagés dans cette opération" et annoncé qu'il "recevra les otages à leur retour en France".
"Fuir la société de consommation"
A bord du Tanit, se trouvait donc deux
couples et un enfant. Parti de Vannes fin juillet, le
premier avait l'intention de se rendre à Zanzibar. Il avait embarqué le deuxième couple sur le chemin. Dans son blog, le couple à l'origine de l'expédition écrivait le 20 mars,
quelques jours avant son attaque par les pirates : "A
partir de la nuit du 15 au 16 (mars) nous commençons à naviguer tous
feux éteints. Nous sommes en plein dans la zone à risque pour le
piratage, cependant rien à signaler". "Le danger
existe, et il s'est sans doute accru au fil de ces derniers mois, mais
l'océan reste vaste. Les pirates ne doivent pas anéantir notre rêve",
ajoutait-il. Il avait également mis plusieurs vidéos de son voyage sur WAT.
Dans ce secteur où les risques de piratage sont grands, les voiliers de
plaisance voyagent le plus souvent en convoi pour tenter de diminuer
les risques. Mais ce n'était pas le cas pour le Tanit. Mardi, trois jours
après l'attaque par les pirates, l'Etat-major des armées à Paris avait annoncé que la marine nationale avait "formellement déconseillé" au Tanit
de poursuivre sa route vers le Kenya en raison de la recrudescence des
actes de piraterie. De fait, sur son blog, l'équipage relatait un
premier contact avec un hélicoptère militaire français dans le golfe d'Aden, le 17 mars au matin, puis un nouveau contact avec la frégate de
surveillance, le Floréal, qui participe à l'opération
européenne Atalante contre la piraterie dans le golfe
d'Aden. Selon lui, le Floréal
a accompagné le voilier du 17 au 20 mars, lui conseillant de faire
route plutôt vers les Seychelles. L'équipage du bateau avait donc passé
outre ces recommandations. Le Quai d'Orsay avait également confirmé ces informations, jugeant
l'attitude de l'équipage "peu compréhensible".
Selon le quotidien Ouest-France, qui l'avait interviewé peu avant son départ de Vannes en juillet 2008, le couple affirmait vouloir "fuir la société de
consommation et sa routine pour vivre une aventure au long cours".
Santé: Des motos-ambulances pour aider les femmes à accoucher au Sud-Soudan
HIYALA, Soudan (AFP) - Le Sud-Soudan dispose d'un nouvel outil pour tenter de faire baisser le taux de mortalité des femmes en couches, le pire au monde: des motos-ambulances. Un side-car capitonné attaché à une puissante motocyclette, ces véhicules ne ressemblent pas vraiment à une ambulance classique, mais ils ont suscité l'espoir que ce fléau local puisse être endigué. Car dans les zones reculées du Sud-Soudan, une adolescente a plus de chances de mourir en accouchant que de finir l'école, selon l'ONU. Pourtant, plusieurs de ces décès pourraient être évités si des soins médicaux de base étaient rapidement administrés.
"Les motos vont permettre d'amener les femmes enceintes à l'hôpital", affirme Florence Otto, ministre de la Santé de l'Etat de
l'Equateur oriental, dans le sud-est du Soudan, où un premier contingent de cinq motos-ambulances a été déployé.
Dans cette région, l'une des plus durement affectées par la guerre
civile qui a opposé le nord et le sud du Soudan entre 1983 et 2005, des
tanks et des véhicules militaires déglingués jonchent encore les routes
cahoteuses. "Les routes ici sont si mauvaises et certaines personnes
vivent si loin des pistes qu'il est très difficile pour elles
d'atteindre les centres médicaux", souligne Mme Otto, qui s'exprimait
lors de al présentation fin mars de la première moto-ambulance dans le
petit village poussiéreux de Hiyala. "Parfois, les gens se rendent
compte trop tard que c'est une urgence, et n'ont pas le temps de
parcourir la distance pour aller chercher de l'aide", ajoute-t-elle.
La guerre civile
au Sud-Soudan a pris fin il y a quatre ans, mais cette région plus
vaste que la France reste nettement sous-développée et manque des
services les plus élémentaires. "Mes enfants tombent souvent malades,
mais je n'ai pas d'argent pour les soigner correctement", regrette
Joyce Warrida, mère de trois enfants. Une autre femme pointe en
direction des huttes en chaume qui, hormis quelques échoppes en tôle,
constituent l'essentiel du village. "Nous avons accouché dans des
endroits comme ceux-là", dit-elle.
Près de 90% de
la population du Sud-Soudan vit avec moins d'un dollar par jour et
beaucoup ne peuvent se permettre de payer le transport vers un centre
médical en cas d'urgence. Seule une naissance sur dix a lieu en
présence du personnel médical compétent, selon l'ONU. "Il est
affligeant de constater que le Sud-Soudan a le plus haut taux de
mortalité en couches du monde", déplore Peter Crowley, directeur pour
le Sud-Soudan de l'Unicef, une agence de l'ONU qui a fourni les
motocyclettes. "Ici, le risque qu'une femme meure de complications
pendant une grossesse ou un accouchement est de un sur six",
souligne-t-il.
Les
moto-ambulances, où une patiente peut s'installer confortablement,
accompagnée d'une personne compétente, sont idéales pour négocier les
routes tortueuses de la région."C'est avantageux en termes de
consommation d'essence, et vous pouvez vous rendre facilement dans des
endroits où les voitures ne peuvent pas passer", constate Joyce Mphaya,
spécialiste des questions liées à la maternité à l'Unicef. Cinq motos
d'une valeur de 6.000 dollars américains chacune ont été envoyées dans
des centres de santé de la région de Hiyala dans le cadre d'un
projet-pilote qui pourrait être étendu à d'autres régions du Soudan.
Des engins similaires ont déjà donné des résultats probants dans
d'autres pays africains comme le Malawi et l'Ouganda, selon l'ONU.
Tchad: Le légionnaire assassin du paysan tchadien parle de harcèlement
Le légionnaire français d'origine
brésilienne qui a tué mardi deux camarades, un soldat togolais et un paysan tchadien à Abéché, dans l'est du Tchad, « en avait marre de la provocation » de ses collègues, selon des
propos rapportés par le quotidien tchadien Le Progrès. Selon ce journal, « il dit avoir commis son forfait parce qu'il se sentait menacé par ses frères d'armes et en "e n avait
marre" de la provocation répétée de deux légionnaires qu'il a abattus » . Une version corroborée par les propos de la soeur du soldat, celui-ci ayant, d'après elle, alerté sa famille à
propos d'un « harcèlement » dont il aurait fait l'objet de la part de ses camarades.
Dans ce témoignage, le légionnaire « jure ne pas avoir vu le soldat togolais . » également tué dans le Camp des étoiles d'Abéché. Il aurait en
outre voulu acheter son cheval et son turban au paysan tchadien, mais, rapporte-t-il, « a près l'avoir acheté, le cavalier aurait refusé de me laisser partir. J'ai été énervé, alors j'ai
décidé d'en finir avec lui... »«
Da Silva Pereira a enfoui son arme Famas quelque part et amorcé son
retour à Abéché, camouflé en civil. Il a été arrêté au moment où il
cherchait à s'approvisionner en eau », conclut Le Progrès.
Actuellement aux mains de la gendarmerie tchadienne, Josafa de Moura
Pereira, 27 ans, arrêté jeudi après deux jours de cavale, devrait être
remis aux autorités françaises, selon l'accord qui régit le statut des
soldats de la force européenne Eufor déployée au Tchad.
Les légionnaires tués, un sergent de 30 ans, Français d'origine
guinéenne, marié et père d'un enfant, et un légionnaire de 1 re classe
d'origine roumaine, célibataire, appartenaient au 2e régiment étranger
d'infanterie de Nîmes. Les corps ont été transférés hier à Nîmes où une
cérémonie en leur hommage sera célébrée ce matin à 11 h au 2 e REI en présence du général en chef
de l'armée de terre.
09 avril 2009
Pipeline Tchad-Cameroun : une étude remet en question le bilan social (PAPIER GENERAL)
Par Raphaël Mvogo
Yaoundé, 7 avril (Xinhua) -- Une Organisation non gouvernementale (ONG) active dans le suivi du pipeline Tchad- Cameroun, la Fondation camerounaise d'actions rationalisées et de formation sur l'environnement (FOCARFE) a organisé le 20 mars dernier à Kribi, une ville balnéaire à quelque 300 km au sud de Yaoundé, la capitale du Cameroun, une journée d'information sur l' impact social de cet oléoduc dans la région du Sud.
Un mois auparavant, une rencontre similaire concernant la région du Centre s'était tenue à Obala, à près de 40 km à l'ouest de Yaoundé. C'est une opération qui consistait à la restitution des résultats d'une étude menée auprès des populations riveraines sur les effets du pipeline Tchad-Cameroun, rendue en 2009 à la sixième année de sa phase d'exploitation.
"Le cadre de vie s'est dégradé dans certaines localités à cause de la pollution des cours d'eau. Ce qui fragilise la santé des riverains et les prive des sources d'eau potable. Les promesses portant sur les compensations communautaires et le dédommagement n' ont pas jusqu'ici toutes été tenues, près ou plus de dix ans après le début de ce processus", souligne l'étude dont Xinhua a obtenu copie.
"C'est aussi le cas, poursuit-elle, de la construction des logements améliorés en faveur des pygmées, l'amélioration de leur citoyenneté par l'établissement des cartes nationales d'identité. En outre, les pygmées toujours sous-scolarisés".
Elaboré et mis en oeuvre, avec le concours de la Banque mondiale, par un consortium, la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), constituée de trois compagnies pétrolières, Exxon Mobil (40% des parts du capital), Petronas (35%) et Chevron (25%), le pipeline Tchad-Cameroun est un investissement ayant mobilisé 3, 7 milliards de dollars. Il se traduit par l'exploitation au Tchad de 300 puits de pétrole brut dans 3 champs pétrolifères. Le transport de cette ressource s'étend sur 1070 km, dont 891 au Cameroun, reliant Doba à la côte Atlantique à Kribi.
Précisément, le pétrole tchadien est acheminé au Cameroun, qui abrite par ailleurs deux des trois stations de pompage, sur la côte atlantique à Kribi, où le brut est exporté vers les marchés internationaux (le Tchad n'ayant pas un accès à la mer) et où sont installés une station de réduction de la pression et un terminal flottant de stockage et de déchargement. L'oléoduc traverse directement 242 villages du pays, répartis dans cinq des dix régions administratives de ce pays et douze départements.
Le projet est considéré comme "le plus important du secteur privé en Afrique subsaharienne actuellement". Cependant, FOCARFE martèle que son impact social suscite des grincements de dents chez les populations riveraines. "Aujourd'hui, les conflits entre COTCO et les riverains persistent et sont à l'origine de l' emprisonnement de certains riverains. Les abus du constructeur sont flagrants en divers domaines tels que par exemple les surfacturations de matériels octroyés aux communautés dans le cadre des compensations", mentionne-t-elle.
Ces matériels, précise-t-elle, sont "de loin facturés plus chers que sur le marché local où ils ont pourtant, dans le meilleur des cas, été achetés, d'autres possibilités étant des fabrications artisanales de piètre qualité". Parmi les exemples cités, figure le cas des moulins livrés aux communautés à des prix fluctuants entre 700.000 et 750.000 francs CFA. Alors que, "entre 2001 et 2002 dans les quincailleries de la place, les prix des moulins thermiques à essence de 5 CV n'excédaient pas 300.000 francs CFA".
Déjà, fait observer l'étude, "contrairement à ce que prévoit le catalogue de choix, en termes de puissance, soit 5 CV, les moulins inspectés sur le terrain développent une puissance variante entre 3 et 3,5 CV".
Une plate-forme existe pour résoudre les problèmes survenus dans les communautés traversées par l'oléoduc. Elle regroupe le comité de pilotage et suivi des pipelines créé par le gouvernement camerounais, des ONG et la COTCO. Outre FOCARFE, trois autres ONG y sont associées, à savoir le Centre d'études et de développement (CED), le Réseau de lutte contre la faim (RELUFA) et le Centre africain de recherches forestières appliquées et de développement (CARFAD).
A COTCO, les responsables réfutent les accusations de FOCARFE, qu'ils estiment surprenantes. "L'entreprise a respecté ses engagements pour les compensations en faveur des populations. Au delà-de ces obligations, elle a développé toute une artillerie de projets. Par exemple, en collaboration avec le diocèse d'Obala, un centre de santé a été construit et équipé dans cette ville. Ce n'était pas une exigence du plan de gestion environnementale", a déclaré à Xinhua Guillaume Kwellé, chargé de la communication et des relations publiques.
Au total, a-t-il soutenu, le consortium a versé "près de 5 milliards de francs CFA au profit de près de 5.000 personnes en terme de compensations individuelles pour la perte de l'usage temporaire et définitif des terrains et des ressources naturelles non ligneuses". Il a précisé que "les compensations se payaient sous forme de micro-projets, au choix des populations".
En outre, COTCO a dépensé "deux milliards de francs CFA pour les compensations communautaires".
"Le pipeline, cela a été un mirage pour la population. Il ne nous a rien apporté. Personnellement, j'ai demandé qu'on me construise une case sociale. Aujourd'hui, je la construis moi-même, avec mes propres moyens", a cependant témoigné à Xinhua le chef traditionnel de la Lobé, à Kribi.
Tchad: l'état-major français confirme l'arrestation du légionnaire meurtrier
PARIS - L'état-major des armées à Paris a confirmé l'arrestation jeudi par la gendarmerie tchadienne du légionnaire français qui a tué mardi au Tchad deux de ses camarades ainsi qu'un soldat togolais et un paysan tchadien.
"Nous confirmons qu'il a été arrêté en fin de matinée par la gendarmerie tchadienne dans la région d'Abéché", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel François-Marie Gougeon de l'état-major des armées.
Le légionnaire "a été formellement identifié par les autorités militaires françaises et se trouve actuellement entre les mains de la gendarmerie tchadienne", a-t-il précisé.
"Il a été retrouvé à quelques kilomètres à l'est d'Abéché, physiquement épuisé, et a reçu à boire et à manger", a poursuivi le lieutenant-colonel Gougeon.
De source proche du dossier, on indique qu'il n'aurait pas opposé de résistance et aurait été intercepté par une patrouille mixte de la gendarmerie et de l'armée nationale tchadiennes entre 10H30 et 11H00 locales (09H30 et 10H00 GMT).
(©AFP / 09 avril 2009 16h30)
