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13 avril 2009

Tchad: Ahmat Yacoub mercredi à N'djaména et autres actus Tchad: fin d'exil pour Ahmat Yacoub-Dabio. L'ancien chef rebelle sera

Tchad: fin d'exil pour Ahmat Yacoub-Dabio. L'ancien chef rebelle sera mercredi à N'Djaména - France-Soudan: la carte du Tchad se jouera à Paris le 21 avril - 2 otages menacées de mort en raison du procès de l'Arche de Zoé.

2 otages menacées de mort en raison du procès de l'Arche de Zoé
KHARTOUM - Les ravisseurs de deux travailleurs humanitaires dont une Française au Darfour ont menacé dimanche de les exécuter si Paris n'organisait pas un nouveau procès pour les membres de l'Arche de Zoé.
Les six membres de cette association ont été condamnés à huit ans de prison pour tentative d'enlèvement de 103 enfants au Tchad avant d'être graciés par le président Idriss Déby après cinq mois passés en prison à N'Djamena puis en France.

France-Soudan: la carte du Tchad se jouera à Paris le 21 avril
Le Tchad sera au menu des discussions bilatérales entre le Soudan et la France le 21 avril où une forte  délégation soudanaise - spécialisée, dit-on, du Darfour et en charge du Tchad- est attendue en France. Elle serait conduite par le Dr. Nafi Ali Nafi, Conseiller du président soudanais et chargé du dossier du Darfour. Il est aussi un des membres du comité restreint chargé du dossier du Tchad parmi lesquels figurent le Dr. Moutrif Sidik, Secrétaire d'état aux affaires étrangères, ancien directeur de la sécurité extérieure,  Ali Massar, conseiller du président Elbéchir. C'est ce fameux comité qui décide du sort du Tchad et qui est le trait d'union entre le service secret soudanais et le président Elbechir. Les autorités soudanaises n'ont cessé, et pour la première fois, de faire véhiculer des informations sur les préparatifs militaires intenses voire avancés de la rébellion tchadienne à l'Est du pays et sur une imminente vaste offensive contre le régime du président tchadien Idriss Déby.

Tchad: fin d'exil pour Ahmat Yacoub-Dabio
De sources proches, on nous confirme qu'Ahmat Yacoub-Dabio, fondateur du mouvement politico-militaire historique le FNTR (front national du Tchad Rénové), sera ce mercredi à Ndjaména, capitale du Tchad ", afin, nous a-t-on déclaré, "d'y jouer un rôle pouvant induire un processus de paix au Tchad et au Darfour". Accompagné notamment de Mahamat Charafedine, actuellement leader du FNTR et dont on se souvient qu'il fût directeur de cabinet du Colonel Hassabalah, président  du mouvement rebelle UFCD, Ahmat Yacoub sera reçu à Ndjaména par le Médiateur de la république et une importante délégation de hauts dignitaires du Gouvernement du Président Déby. Le hasard ferait que Fidel Mougar, ancien premier ministre du Tchad et actuellement en "navette" entre Khartoum et N'djaména, serait également au Tchad. Il faut espérer qu'Ahmat Yacoub-Dabio saura faire pression sur Fidel Moungar pour qu'il cesse ses pourparlers avec un régime soudanais au ban de la communauté internationale et des rebelles tchadiens décrédibilisés par des rumeurs de corruption de leur encadrement.

Posté par alhouriya à 01:49 P - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Le mauvais choix de la désignation de Timan Erdimi à la tête de la rébellion tchadienne.

Quelle mouche a piqué Oumar El Béchir ? Le choix de la désignation de Timan Erdimi à la tête de l’UFR est perçu par la majorité de la classe politique tchadienne comme une cuisante défaite non seulement pour l’opposition armée de l’Est mais aussi pour l’avenir du peuple du pays de Toumai.
Depuis la création de la rébellion soudanaise du Darfour en majorité Zaghawa, le régime soudanais a tenté de finir avec Deby puisqu’il le considère en étant le principal responsable du conflit du Darfour. Selon le gouvernement de Khartoum, les rebelles soudanais ont été armés et entretenus par les proches du président tchadien. En outre, El Béchir est bêtement convaincu que les rebelles tchadiens, sans une complicité dans le rang de l’ANT ne parviendraient pas à déloger Deby du palais rose de N’djamena. Pour cela il faut trouver des moyens plus efficaces.
Apres avoir épuisé toutes les cartes à sa possession, El Béchir a désigné Timan à la tête de l’UFR pour espérer les désertions massives au sein des gardes présidentielles de Deby. A mon avis, le régime soudanais s’est naïvement trompé de faire ce choix inacceptable. Changer Timan par Idriss Deby ce n’est pas une solution adéquate pour mettre anéantir le MPS et le JEM de Khalil Ibrahim (un mouvement considéré comme une milice supplétive de l’ANT).
Il faut reconnaître que Timan avait toutes les mauvaises caractéristiques de Deby. A savoir le détournement des biens publics, le favoritisme, le clanisme, l’escroquerie, diviser pour mieux régner, manipulations, achat des consciences, la liste est longue. Timan comme son oncle, il sait bien convaincre les gens en utilisant tous les moyens possibles. Deby dans sa lutte contre la rébellion il n’hésite pas à répéter milles fois les mêmes paroles à ces officiers « sans moi, c’est le chaos. Quand vous laissez les rebelles prendre le pouvoir, vous allez subir les mêmes barbaries de la DDS des années 80 ». C’est une arme très solide pour convaincre certains réticents. Son neveu Timan n’a jamais cessé de dire aux soudanais qu’il est très proche du cercle de Deby : « Moi, j’ai des milliers des complices dans l’armée de Deby, même au sein des gardes présidentiels, ils sont prêts à tout moment pour exploser le palais rose. Si vous me souteniez en me nommant à la tête de la rébellion, tous les Zaghawa vont déserter et ils ne nous combattront pas, comme ça le régime va s’écrouler comme un château de cartes, donc sans moi les rebelles ne pourraient jamais gagner la guerre ».
L’opposition tchadienne est d’accord sur un seul point ; faire partir Deby et son système mafieux qui est initié par Timan Erdimi dans les années 90. Faut-il accepter à n’importe quel prix ? Il faut reconnaître que tout le monde est conscient de la dégradation de notre pays par le régime despotique de Deby. Ce dictateur est connu grâce à son incapacité d’œuvrer une politique démocratiquement fiable pour sortir le pays du sous-développement et de la guerre.
Depuis l’indépendance, le pays n’a jamais connu la paix. Les causes de la guerre au Tchad sont diverses ; certaines personnes prennent le chemin de la rébellion à cause d’humiliation et d’injustice de la dictature, par contre d’autres se rebellent parce qu’ils veulent instaurer un régime plus tribal que celui d’actuel pour but de favoriser leurs parents et piller l’Etat, c’est le cas des jumeaux.
Même les animaux savent que Timan a pris les armes pour but de prendre le fauteuil de son oncle (Deby) mais pas pour instaurer la démocratie dans le pays. Je pense qu’on n’a pas besoin d’avoir un doctorat de mécanique pour le comprendre. Personne ne pourra me dire le contraire. D’ailleurs, toutes les analyses des spécialistes de la politique tchadienne du monde et du Tchad ont montré que Timan a joué un rôle très important et déterminant sous l’administration Deby entre 1990 et 2004.
A l’époque, la majorité des ministres, des PDG et des préfets ne peuvent être nommés sans l’accord de Timan. Certes la nomination n’est pas gratuite. En contre partie il reçoit quelques millions de francs, une sorte de pot-de-vin à la tchadienne. Je pense que personne ne pourra croire que Timan va changer un jour le Tchad. Un proverbe africain dit : « le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme point en crocodile ». Donc un escroc restera toujours un escroc. Il existe plusieurs questions sans réponses :
- Pourquoi les principaux chefs de la rébellion tchadienne (Nourri et Adouma) ont-ils accepté la désignation d’un despote issu d’un mouvement très minoritaire possédant seulement moins de 250 homme sur le terrain à la tête de l’UFR, alors que eux disposaient chacun des milliers d’hommes ?
- Si Timan est sérieux et qu’il est de bonne foi pour l’unité de l’opposition armée, pourquoi a-t-il déjoué avec acharnement (avant la création de l’UFR) toutes les tentatives de la création d’un grand mouvement réunissant tous les rebelles ?
- Pourquoi les opposants de l’Est croient-ils à un changement de régime au Tchad avec un détourneur des biens publics qui insultait ouvertement des ethnies sur son site poubelle Tchadactuel ?
- Le fauteuil présidentiel est-il réservé pour un seul clan ?
- Pourquoi accepterons-nous aux périls de nos vies d’être utilisé par le neveu de Deby dans sa lutte contre le pouvoir de son oncle ?
- Pourquoi certains opposants bien connu des tchadiens se transforment en griot, se mettent derrière une personne qui a pillé et détruit le pays avec son oncle pendant 15 ans ?
- Pourquoi personne ne parle de la politique de Timan de diviser pour mieux régner depuis son nomination à la tête de l’UFR ?
- Pourquoi y a-t-il des problèmes internes au sein des principaux mouvements rebelles (FSR, UFDD, UFCD) juste peu après la création de l’UFR ?
- Pourquoi tous les frères de Timan vivent tranquillement en occident dans des villas chics alors que des pauvres tchadiens meurent pour lui ?
- Pourquoi n’y a-t-il pas eu des désertions massives des Zaghawa dans l’armée de Deby alors que Timan a été choisi à la tête de la rébellion pour cette raison ?
- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de brassage total des groupes rebelles à quelques mois de la création de l’UFR ?
Il est vraiment dingue de mourir pour une personne qui est déjà connu pour sa négation notoire pour notre cher pays. Il est temps de prendre conscience afin de comprendre que Deby=Timan=échec donc nous prions pour que l’homme qui remplacera Deby soit un démocrate, nouveau, honnête et sain.
 
Un tchadien qui dit la vérité

Djiddo Moctar
djiddomoctar@yahoo.fr
N’djamena (Tchad)

Posté par alhouriya à 10:39 A - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

11 avril 2009

Tchad : Enrichissement illicite, quand les Erdimi s'auto-blanchissent !

Dans la bande défilante du site tchadactuel, on peut lire ceci : « Dans un communiqué transmis par une ONG, celle-ci qualifie d'illégal et d'illégitime le parlement tchadien. Elle s'apprêterait aussi à déposer une plainte contre Deby, ses proches et ses protégés pour détournement des biens publics. L'ONG a recensé au total plus 132 immeubles et appartements appartenant à Deby, ses épouses et ses proches en France et en Belgique».
http://www.zoomtchad.com/Templates/images/TomErdimi.jpgCette information capitale, réduite à sa plus simple expression par celui qui l'a rédigée, pèse lourdement sur cette bande qui l'a supporte difficilement. Il est certain que l'info n'est pas passée inaperçue. La preuve !
On comprend pourquoi Monsieur Bérémadji Félix alias Tom Erdimi qui est d'habitude si prompt à nous servir ses « brèves de N'djaména » quand il dispose d'informations qui acculent le pouvoir de son oncle Idriss Deby Itno, a préféré cette fois-ci se limiter à la bande défilante.
Plus grave, le communiqué en question a été censuré, il en est de même pour le nom de cette vaillante ONG. On aurait évidemment souhaité prendre connaissance de l'intégralité du texte et qui sait, d'autres noms auraient pu être cités dans le fameux document. Des noms qui, à l'évidence, ne souffrent d'aucune contestation tellement que le flagrant délit est patent. Il ne peut être autrement quand on sait que nos deux jumeaux nationaux se sont chargés du bradage des deux mamelles de l'économie tchadienne à savoir la Cotontchad et le projet pétrolier.
En attendant la publication prochaine dudit document, on se permet d'ores et déjà d'ajouter à la bande défilante de tchadactuel d'autres destinations tels que les USA (Boston), Canada (Hamilton), Abidjan, Burkina Faso, Dakar, Angola où nos francs se sont logés en toute sécurité.
En 2005 déjà, nos brillants confrères de Zoomtchad tiraient sur la sonnette d'alarme en publiant un dossier "zoom sur le régime Deby" qui consacre une partie sur « l'enrichissement d'une élite à la paupérisation des masses » que nous vous invitons à relire. Notre blog va s'activer à son tour pour mettre à jour ces informations et sollicite par la même occasion votre contribution.
De l'enrichissement d'une élite à la paupérisation des masses.
Source : zoomtchad.com
C'est la descente aux enfers pour le peuple, tout le monde manque de tout et se plaint sans cesse. C'est la croix et la bannière pour un Tchadien d'assurer les 3 repas quotidiens. L'exode rural s'est amplifié à cause de l'abandon du reste du Tchad, quant à N'djaména, c'est un gros village sale où il n'y a ni eau ni électricité où l'anarchie est à chaque coin de rue.
Mais comble de paradoxe, une certaine élite au pouvoir tirant profit de tous les trafics en tout genre énoncés plus haut, de tous les fruits de multiples bradages, cette élite qui gouverne est la plus riche que le Tchad n'ait jamais eu.
En 15 ans, le nombre de personnes qui possèdent des biens en France, aux USA, au Canada, est hallucinant. Jugez-en : Idriss Deby est le premier président Tchadien à posséder en France, plus précisément à Nice un hôtel particulier, une grande résidence à Monaco et une autre en grande banlieue parisienne. Son épouse Halimé est installée à Courbevoie. M Abderahmane Moussa a acquis un pavillon, M Raymond Batchiret ex-président de la Cour suprême et par ailleurs époux de la belle sœur de Deby installé à Blois, l'ex-ambassadeur du Tchad à Paris M Mahamoud Hissein, ainsi que son frère ex-trésorier général M Hissein Mahamoud, M Babikir Korom époux de la belle soeur de Deby, eh bien tout ce beau monde a aujourd'hui qui des appartements qui des pavillonsn France, aux USA. Nous pouvons citer M Ahmat Hassaballah Soubiane, les frères Erdimis et bien d'autres, par exemple les hommes d'affaires proches du régime, Abakar Manani Conseiller pour les affaires présidentielles a aussi un pavillon.

Lien pour lire l'intégralité de l'article
par Ambenatna

Posté par alhouriya à 11:01 P - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

RIYADH:A Black Imam Breaks Ground in Mecca

http://accel6.mettre-put-idata.over-blog.com/300x225/1/49/23/98/Images2/adel-al-kalbani-386.jpg

TWO years ago, Sheik Adil Kalbani dreamed that he had become an     imam at the Grand Mosque in Mecca, Islam’s holiest city. Waking up, he dismissed the dream as a temptation to vanity. Although he is known for his fine voice, Sheik Adil is black, and the son of a poor immigrant from the Persian Gulf. Leading prayers at the Grand Mosque is an extraordinary honor, usually reserved for pure-blooded Arabs from the Saudi heartland. So he was taken aback when the phone rang last September and a voice told him that King Abdullah had chosen him as     the first black man to lead prayers in Mecca. Days later Sheik Adil’s unmistakably African features and his deep baritone voice, echoing musically through the Grand Mosque, were broadcast by satellite TV to hundreds of millions of Muslims around the world.
Since then, Sheik Adil has been half-jokingly dubbed the “Saudi Obama.” Prominent imams are celebrities in this deeply religious country, and many have hailed his selection as more evidence of King Abdullah’s cautious efforts to move Saudi Arabia toward greater openness and tolerance in the past few years. “The king is trying to tell everybody that he wants to rule this land as one nation, with no racism and no segregation,” said Sheik Adil, a heavyset and long-bearded man of 49 who has been an imam at a Riyadh mosque for 20 years. “Any qualified individual, no matter what his color, no matter where from, will have a chance to be a leader, for his good and his country’s good.”
    Officially, it was his skill at reciting the Koran that won him the position, which he carries out — like the Grand Mosque’s eight other prayer leaders — only during the holy month of Ramadan. But the racial significance of the king’s gesture was unmistakable. Sheik Adil, like most Saudis, is quick to caution that any racism here is not the fault of Islam, which preaches egalitarianism. The Prophet Muhammad himself, who founded the religion here 1,400 years ago, had black companions. “Our Islamic history has so many famous black people,” said the imam, as he sat leaning his arm on a cushion in the reception room of his home. “It is not like the West.” It is also true that Saudi Arabia is far more ethnically diverse than most Westerners realize. Saudis with Malaysian or African features are a common sight along the kingdom’s west coast, the descendants of pilgrims who came here over the centuries and ended up staying. Many have prospered and even attained high positions through links to the royal family. Bandar bin Sultan, the former Saudi ambassador to the United States, is the son of Prince Sultan and a dark-skinned concubine from southern Saudi Arabia.
But slavery was practiced here too, and was abolished only in 1962. Many traditional Arabs from Nejd, the central Saudi heartland, used to refer to all outsiders as “tarsh al bahr” — vomit from the sea. People of African descent still face some discrimination, as do most immigrants, even from other Arab countries. Many Saudis complain that the kingdom is still far too dominated by Nejd, the homeland of the royal family. There are nonracial forms of discrimination too, and many Shiite Muslims, a substantial minority, say they are not treated fairly. “The prophet told us that social classes will remain, because of human nature,” Sheik Adil said gravely. “These are part of the pre-Islamic practices that persist.”
BLACK skin is not the only social obstacle Sheik Adil has overcome. His father came to Saudi Arabia in the 1950s from Ras al Khaima, in what is now the United Arab Emirates, and obtained a job as a low-level government clerk. The family had little money, and after finishing high school, Adil took a job with Saudi Arabian Airlines while attending night classes at King Saud University. Only later did he study religion, laboriously memorizing the Koran and studying Islamic jurisprudence. In 1984 he passed the government exam to become an imam, and worked briefly at the mosque in the Riyadh airport. Four years later he won a more prominent position as the imam of the King Khalid mosque, a tall white building that is not far from one of the Intelligence Ministry’s offices.
Theologically, Sheik Adil reflects the general evolution of Saudi thinking over the last two decades. During the 1980s he met Osama bin Laden and Abdullah Azzam, a leader of the jihad against the Soviets in Afghanistan. He initially sympathized with their radical position and anger toward the West. Later, he said, he began to find their views narrow, especially after the terrorist attacks of Sept. 11, 2001. Now he speaks warmly of King Abdullah’s new initiatives, which include efforts to moderate the power of the hard-line religious establishment and to modernize Saudi Arabia’s judiciary and educational establishment. He reads Al Watan, a liberal newspaper. “Some people in this country want everyone to be a carbon copy,” Sheik Adil said. “This is not my way of thinking. You can learn from the person who is willing to criticize, to give a different point of view.”His life, like that of most imams, follows a rigid routine: he leads prayers five times a day at the mosque, then walks across the parking lot to his home, which he shares with two wives and 12 children. On Fridays, he gives a sermon as well.
HE expected it to continue that way for the rest of his life. Then in early September he woke up to hear his cellphone and land line, both ringing continuously. Stirring from bed, he heard the administrator of the Grand Mosque leaving a message. He picked up one of the phones, and heard the news that the king had selected him.Two days later he walked into a grand reception room where he was greeted by Prince Khalid al-Faisal, the governor of Mecca Province. Sheik Adil tried to introduce himself, but the prince cut him off with a smile: “You are known,” he said. Next, Sheik Adil was led to a table where he sat with King Abdullah and other ministers. He was too shy to address the king directly, but as he left the room he thanked him and kissed him on the nose, a traditional sign of deference.
Remembering the moment, Sheik Adil smiled and went silent. Then he pulled out his laptop and showed a visitor a YouTube clip of him reciting the Koran at the Grand Mosque in Mecca.“To recite before thousands of people, this is no problem for me,” he said. “But the place, its holiness, is so different from praying anywhere else. In that shrine, there are kings, presidents and ordinary people, all being led in prayer by you as imam. It gives you a feeling of honor, and a fear of almighty God.”

      Muhammad al-Milfy contributed reporting.   

    Source: http://www.nytimes.com/  

Posté par alhouriya à 07:59 P - Commentaires [6] - Rétroliens [0]

Somalie: Un otage français tué dans l'assaut contre le "Tanit

C'est l'Elysée qui a annoncé la nouvelle vendredi vers 18h30 : l'armée française a donné       l'assaut dans l'après-midi contre le Tanit, le petit       voilier capturé le week-end dernier dans le Golfe d'Aden avec à son bord deux couples français et un enfant.  Pendant l'opération, un des otages, le propriétaire du bateau et père de l'enfant, est décédé, touché lors d'un échange de tirs entre pirates et forces spéciales, a indiqué le ministre de la Défense Hervé Morin. Les autres otages, dont l'enfant de trois ans, sont en revanche sains et saufs. Cinq pirates étaient à bord au moment de l'assaut, dont "deux ont été tués immédiatement et un est tombé à l'eau", a ajouté Hervé Morin

      Le palais présidentiel a expliqué que "des négociations" avaient été "engagées" jeudi "pour persuader les pirates de renoncer à leur entreprise       criminelle". Selon le ministre de la Défense, les négociateurs français ont "proposé une rançon" aux pirates. "Toutes ces choses ont été en permanence et constamment       refusées", a poursuivi le ministre, ajoutant que les forces françaises, qui ont immobilisé le voilier jeudi en tirant dans la voilure, ont également proposé "d'échanger la mère et       l'enfant contre un officier". Vendredi, "les menaces se faisant plus précises, les pirates refusant les propositions qui leur étaient faites et le Tanit dérivant vers la côte, une opération pour libérer les otages a été       décidée", a ajouté le palais présidentiel. Dans ce genre de situation, la décision finale de lancer l'assaut ou non revient généralement au président de la République, après consultations et avis des différents chefs d'état-major concernés. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a réaffirmé vendredi soir "toute la détermination de la France à ne pas céder au chantage et à       tenir en échec la piraterie". Il a également rendu "hommage au courage des militaires engagés dans cette opération" et annoncé qu'il  "recevra les otages à leur retour en France".

      "Fuir la société de consommation"
      A bord du Tanit, se trouvait donc deux       couples et un enfant. Parti de Vannes fin juillet, le       premier avait l'intention de se rendre à Zanzibar. Il avait embarqué le deuxième couple sur le chemin. Dans son blog, le couple à l'origine de l'expédition écrivait le 20 mars,       quelques jours avant son attaque par les pirates : "A partir de la nuit du 15 au 16 (mars) nous commençons à naviguer tous feux éteints. Nous sommes en plein dans la zone à risque pour le piratage, cependant rien à signaler". "Le danger existe, et il s'est sans doute accru au fil de ces derniers mois, mais l'océan reste vaste. Les pirates ne doivent pas anéantir notre rêve", ajoutait-il. Il avait également mis plusieurs vidéos de son voyage sur WAT.    

Dans ce secteur où les risques de piratage sont grands, les voiliers de plaisance voyagent le plus souvent en convoi pour tenter de diminuer les risques. Mais ce n'était pas le cas pour le Tanit.  Mardi, trois jours       après l'attaque par les pirates, l'Etat-major des armées à Paris avait annoncé que la marine nationale avait "formellement déconseillé" au Tanit de poursuivre sa route vers le Kenya en raison de la recrudescence des actes de piraterie. De fait, sur son blog, l'équipage relatait un premier contact avec un hélicoptère militaire français dans le golfe d'Aden, le 17 mars au matin, puis un nouveau contact avec la frégate de       surveillance, le Floréal, qui participe à l'opération       européenne Atalante contre la piraterie dans le golfe       d'Aden. Selon lui, le Floréal a accompagné le voilier du 17 au 20 mars, lui conseillant de faire route plutôt vers les Seychelles. L'équipage du bateau avait donc passé outre ces recommandations. Le Quai d'Orsay avait également confirmé ces informations, jugeant       l'attitude de l'équipage "peu compréhensible".
      Selon le quotidien Ouest-France, qui l'avait interviewé peu avant son départ de Vannes  en juillet 2008, le couple affirmait vouloir "fuir la société de       consommation et sa routine pour vivre une aventure au long cours".    

Posté par alhouriya à 07:50 P - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




Tchad: Le légionnaire assassin du paysan tchadien parle de harcèlement

Le légionnaire français d'origine     brésilienne qui a tué mardi deux camarades, un soldat togolais et un paysan tchadien à Abéché, dans l'est du Tchad, « en avait marre de la provocation » de ses collègues, selon des     propos rapportés par le quotidien tchadien Le Progrès. Selon ce journal, « il dit avoir commis son forfait parce qu'il se sentait menacé par ses frères d'armes et en "e n avait     marre" de la provocation répétée de deux légionnaires qu'il a abattus » . Une version corroborée par les propos de la soeur du soldat, celui-ci ayant, d'après elle, alerté sa famille à     propos d'un « harcèlement » dont il aurait fait l'objet de la part de ses camarades.
    Dans ce témoignage, le légionnaire « jure ne pas avoir vu le soldat togolais . » également tué dans le Camp des étoiles d'Abéché. Il aurait en     outre voulu acheter son cheval et son turban au paysan tchadien, mais, rapporte-t-il, « a près l'avoir acheté, le cavalier aurait refusé de me laisser partir. J'ai été énervé, alors j'ai     décidé d'en finir avec lui... »« Da Silva Pereira a enfoui son arme Famas quelque part et amorcé son retour à Abéché, camouflé en civil. Il a été arrêté au moment où il cherchait à s'approvisionner en eau », conclut Le Progrès.
Actuellement aux mains de la gendarmerie tchadienne, Josafa de Moura Pereira, 27 ans, arrêté jeudi après deux jours de cavale, devrait être remis aux autorités françaises, selon l'accord qui régit le statut des soldats de la force européenne Eufor déployée au Tchad.
Les légionnaires tués, un sergent de 30 ans, Français d'origine guinéenne, marié et père d'un enfant, et un légionnaire de 1 re classe d'origine roumaine, célibataire, appartenaient au 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes. Les corps ont été transférés hier à Nîmes où une cérémonie en leur hommage sera célébrée ce matin à 11 h au 2 e REI en présence du général en chef     de l'armée de terre.

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09 avril 2009

Pipeline Tchad-Cameroun : une étude remet en question le bilan social (PAPIER GENERAL)

     Par Raphaël Mvogo 

     Yaoundé, 7 avril (Xinhua) -- Une Organisation non gouvernementale (ONG) active dans le suivi du pipeline Tchad- Cameroun, la Fondation camerounaise d'actions rationalisées et de formation sur l'environnement (FOCARFE) a organisé le 20 mars dernier à Kribi, une ville balnéaire à quelque 300 km au sud de Yaoundé, la capitale du Cameroun, une journée d'information sur l' impact social de cet oléoduc dans la région du Sud.

     Un mois auparavant, une rencontre similaire concernant la  région du Centre s'était tenue à Obala, à près de 40 km à l'ouest  de Yaoundé. C'est une opération qui consistait à la restitution des résultats d'une étude menée auprès des populations riveraines sur les effets du pipeline Tchad-Cameroun, rendue en 2009 à la sixième année de sa phase d'exploitation.

     "Le cadre de vie s'est dégradé dans certaines localités à cause de la pollution des cours d'eau. Ce qui fragilise la santé des  riverains et les prive des sources d'eau potable. Les promesses portant sur les compensations communautaires et le dédommagement  n' ont pas jusqu'ici toutes été tenues, près ou plus de dix ans  après le début de ce processus", souligne l'étude dont Xinhua a  obtenu copie.

     "C'est aussi le cas, poursuit-elle, de la construction des  logements améliorés en faveur des pygmées, l'amélioration de leur  citoyenneté par l'établissement des cartes nationales d'identité. En outre, les pygmées toujours sous-scolarisés".

     Elaboré et mis en oeuvre, avec le concours de la Banque  mondiale, par un consortium, la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), constituée de trois compagnies pétrolières, Exxon Mobil (40% des parts du capital), Petronas (35%) et Chevron (25%), le pipeline Tchad-Cameroun est un investissement ayant mobilisé 3, 7 milliards de dollars. Il se traduit par l'exploitation au Tchad de 300 puits de pétrole brut dans 3 champs pétrolifères. Le transport de cette ressource s'étend sur 1070 km, dont 891 au Cameroun, reliant Doba à la côte Atlantique à Kribi.

     Précisément, le pétrole tchadien est acheminé au Cameroun, qui  abrite par ailleurs deux des trois stations de pompage, sur la  côte atlantique à Kribi, où le brut est exporté vers les marchés internationaux (le Tchad n'ayant pas un accès à la mer) et où sont installés une station de réduction de la pression et un terminal flottant de stockage et de déchargement. L'oléoduc traverse directement 242 villages du pays, répartis dans cinq des dix  régions administratives de ce pays et douze départements.

     Le projet est considéré comme "le plus important du secteur  privé en Afrique subsaharienne actuellement". Cependant, FOCARFE martèle que son impact social suscite des grincements de dents  chez les populations riveraines. "Aujourd'hui, les conflits entre  COTCO et les riverains persistent et sont à l'origine de l'  emprisonnement de certains riverains. Les abus du constructeur  sont flagrants en divers domaines tels que par exemple les  surfacturations de matériels octroyés aux communautés dans le  cadre des compensations", mentionne-t-elle.

     Ces matériels, précise-t-elle, sont "de loin facturés plus  chers que sur le marché local où ils ont pourtant, dans le meilleur des cas, été achetés, d'autres possibilités étant des fabrications artisanales de piètre qualité". Parmi les exemples cités, figure le cas des moulins livrés aux communautés à des prix fluctuants entre 700.000 et 750.000 francs CFA. Alors que, "entre 2001 et 2002 dans les quincailleries de la place, les prix des moulins thermiques à essence de 5 CV n'excédaient pas 300.000  francs CFA". 

     Déjà, fait observer l'étude, "contrairement à ce que prévoit le catalogue de choix, en termes de puissance, soit 5 CV, les moulins inspectés sur le terrain développent une puissance variante entre 3 et 3,5 CV".

     Une plate-forme existe pour résoudre les problèmes survenus  dans les communautés traversées par l'oléoduc. Elle regroupe le comité de pilotage et suivi des pipelines créé par le gouvernement camerounais, des ONG et la COTCO. Outre FOCARFE, trois autres ONG  y sont associées, à savoir le Centre d'études et de développement (CED), le Réseau de lutte contre la faim (RELUFA) et le Centre africain de recherches forestières appliquées et de développement (CARFAD).

     A COTCO, les responsables réfutent les accusations de FOCARFE,  qu'ils estiment surprenantes. "L'entreprise a respecté ses engagements pour les compensations en faveur des populations. Au delà-de ces obligations, elle a développé toute une artillerie de projets. Par exemple, en collaboration avec le diocèse d'Obala, un centre de santé a été construit et équipé dans cette ville. Ce n'était pas une exigence du plan de gestion environnementale", a déclaré à Xinhua Guillaume Kwellé, chargé de la communication et  des relations publiques.

     Au total, a-t-il soutenu, le consortium a versé "près de 5  milliards de francs CFA au profit de près de 5.000 personnes en terme de compensations individuelles pour la perte de l'usage temporaire et définitif des terrains et des ressources naturelles non ligneuses". Il a précisé que "les compensations se payaient  sous forme de micro-projets, au choix des populations".

     En outre, COTCO a dépensé "deux milliards de francs CFA pour  les compensations communautaires".

      "Le pipeline, cela a été un mirage pour la population. Il ne  nous a rien apporté. Personnellement, j'ai demandé qu'on me  construise une case sociale. Aujourd'hui, je la construis moi-même, avec mes propres moyens", a cependant témoigné à Xinhua le chef  traditionnel de la Lobé, à Kribi.

Posté par alhouriya à 07:59 P - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

08 avril 2009

Tchad 4 personnes tuées par un soldat français

Le légionnaire français, qui a tué trois autres soldats et un civil dans la ville d'Abéché, est toujours en fuite.(Carte : RFI)

Le drame commence vers 14h00 heure locale sur le camp des étoiles situé près de l'aéroport d'Abéché. Selon l'état-major, un légionnaire du deuxième régiment étranger d'infanterie est pris d'un coup de folie inexpliqué lorsqu'il abat avec un Famas deux frères d'armes français.

Toujours dans le camp, le forcené, qui est détaché auprès de la force de réaction rapide de l'Eufor, fait ensuite feu sur un casque bleu togolais posté sur un mirador. Le soldat de la Minurcat qui venait d'entamer sa mission au Tchad est la troisième victime.

En fuite

En fin d’après-midi, alors que personne ne sait où est passé le légionnaire, un Tchadien est retrouvé mort à environ 3 kilomètres à l'est du camp des étoiles. Pour la police d'Abéché, pas de doute c'est le soldat français qui a tiré deux balles dans le cou du paysan. « Il a tenté de résister alors que le légionnaire voulait lui voler son cheval », assure sous couvert d'anonymat un policier tchadien.

A l'état-major des armées à Paris, on se veut plus prudent en attendant les résultats de l'enquête balistique.

Pour retrouver le forcené, des gendarmes français, des soldats de l'Eufor, de la Minurcat, des hélicoptères ainsi que les services de sécurité tchadiens ont été mobilisés mais à l'heure qu'il est le légionnaire est encore en fuite.

Posté par alhouriya à 09:50 A - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

07 avril 2009

Tchad / Sénégal / Belgique: Bruxelles réclame des «mesures conservatoires» contre Hissène Habré - Rfi

La Cour internationale de justice de La Haye examine à partir d'aujourd'hui une requête de la Belgique, qui souhaite que le Sénégal prenne des «mesures conservatoires» contre l'ancien dictateur tchadien Hissène Habré, toujours en attente de procès. Récemment, les autorités sénégalaises ont fait savoir qu'elles ne pourraient pas mettre en place le processus judiciaire tant que le financement nécessaire ne serait pas assuré.

La justice sénégalaise n’est pas la seule à avoir été saisie de l’affaire Hissène Habré. Entre novembre 2000 et décembre 2001, des plaintes ont en effet également été déposées devant la justice belge. Elles ont conduit Bruxelles à lancer un mandat d’arrêt international contre l’ancien président tchadien le 19 septembre 2005, et à demander de fait son extradition vers Bruxelles.

Ce mandat d’arrêt n’a jamais été mis à exécution. La justice sénégalaise s’est en effet d’abord déclarée incompétente, et puis, mandatée par l’Union africaine, elle a conservé l’ancien président tchadien sur son sol, dans la perspective d’un procès qui n’a pas encore démarré, faute, officiellement, de financement.

Me Ahmadou Sall, porte-parole d'Abdoulaye Wade et avocat du Sénégal devant la CIJ : La communauté internationale doit aider le Sénégal. « La bonne foi du Sénégal n'est pas contestable, la Constitution, le code pénal ont été modifiés dans cette intention de juger Hissène Habré. Tout est en place mais il manque un élément essentiel, le nerf de la guerre...»

Depuis 2006, Bruxelles rappelle régulièrement que ce refus d’extrader, Hissène Habré, alors qu’aucun procès n’est engagé au Sénégal, constitue un différend entre les deux Etats. Les autorités belges s’appuient notamment sur l’article 7 de la Convention des Nations unies contre la torture. Bruxelles demande que le Sénégal soit obligé de poursuivre Hissène Habré, ou à défaut, qu’il soit contraint de l’extrader vers la Belgique. Les autorités belges demandent également que « des mesures conservatoires » soient prises pour empêcher qu’Habré parte vers un autre Etat.

C’est sur ces mesures que la CIJ devra dans un premier temps se prononcer. La décision sur le fond pourrait prendre plusieurs années alors, dans l'attente, Bruxelles espère que le principal organe judiciaire des Nations unies ordonne au Sénégal de maintenir Hissène Habré en résidence surveillée.

Le ministre tchadien des Droits de l'homme soutient la position de l'Union africaine pour que Hissène Habré soit jugé au Sénégal mais, selon lui, Dakar n'a, jusque là, rien fait pour que ce procès ait lieu :

Abderamane Djasnabaille, ministre tchadien des droits de l'homme : Dakar doit organiser le procès ou passer la main. « Nous ne comprenons pas la position du Sénégal, qui ne se décide pas à juger Hissène Habré... Ce n'est pas une bonne image du Sénégal et de l'Afrique. Nous sommes contre l'impunité... et Hissène Habré doit être jugé... Si le Sénégal ne peut pas le faire, nous sommes prêts.»

Hissène Habré, président du Tchad entre 1982 et 1990

Dans sa requête à la CIJ, la Belgique rappelle que l’ancien président tchadien, réfugié au Sénégal depuis sa chute du pouvoir en 1990, a été inculpé en 2000 à Dakar pour complicité de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et torture d’opposants pratiqués par son régime. Il est soupçonné d'être responsable de la mort d'environ 40 000 personnes (chiffre établi par la Commission d'enquête du ministère tchadien de la Justice).

La Belgique peut le poursuivre en vertu de la loi dite « de compétence universelle ».

Posté par alhouriya à 11:20 A - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Hissène Habré extradé en Belgique ou jugé au Sénégal? - JA

La Cour internationale de justice commence ce lundi à étudier une plainte de la Belgique contre le Sénégal. Bruxelles reproche à Dakar de traîner des pieds pour juger l’ex-président tchadien Hissène Habré, notamment accusé de crimes contre l’humanité et torture. Elle fait donc appelle à la CIJ pour qu’il comparaisse en terre sénégalaise ou soit extradé chez elle.

Le Sénégal et la Belgique règlent leurs comptes devant la Cour internationale de justice (CIJ). Fin février 2008, Bruxelles avait déposé une plainte contre le Sénégal. Au cœur de la brouille : le dossier Hissène Habré.

Perte de patience

Entre 2000 et 2001, plusieurs personnes ont déposé une plainte en Belgique contre de l’ancien président tchadien, en exil au Sénégal depuis sa chute du pouvoir, en 1990. En conséquence, le royaume belge, doté de la loi « de compétence universelle », avait lancé un mandat d’arrêt international contre Hissène Habré en septembre 2005 et demandé son extradition. En vain.

Dans sa requête à la CIJ, il regrette donc que « la justice sénégalaise a estimé ne pas pouvoir donner suite » à son mandat. D’autant que « le Sénégal, où M. Habré vit en exil depuis 1990, n'a pas donné suite à ses demandes répétées de voir l'ancien président tchadien poursuivi en justice au Sénégal, à défaut d'être extradé vers la Belgique, pour des faits qualifiés, notamment, de crimes, de torture et de crimes contre l'humanité ».

L’impatience se fait aussi sentir du côté du Tchad. Interrogé par RFI, le ministre des Droits de l’Homme, Abderamane Djasnabaille, a déclaré : « Nous ne comprenons pas la position du Sénégal, qui ne se décide pas à juger Hissène Habré... Ce n'est pas une bonne image du Sénégal et de l'Afrique. Nous sommes contre l'impunité... et Hissène Habré doit être jugé... Si le Sénégal ne peut pas le faire, nous sommes prêts ».

17 milliards de FCFA pour juger Habré

Au pays de la Teranga, on se défend de traîner des pieds. « La bonne foi du Sénégal n'est pas contestable, la Constitution, le code pénal ont été modifiés dans cette intention de juger Hissène Habré. Tout est en place mais il manque un élément essentiel, le nerf de la guerre...», a indiqué sur les ondes de RFI Me Ahmadou Sall, porte-parole du président Abdoulaye Wade et avocat du Sénégal devant la CIJ, qui siège à La Haye (Pays-Bas).

« Le nerf de la guerre ». Autrement dit, l’argent. Dakar estime à plus de 17 milliards de FCFA la manne nécessaire pour traduire en justice Hissène Habré. Le chef de l’Etat avait d’ailleurs menacé de lever la mise en résidence surveillée du dictateur si les fonds n’arrivaient pas. Une décision qui pourrait permettre à l’ancien président de prendre la poudre d’escampette…

D’où l’appel de la Belgique à la CIJ, qui entendra les arguments des deux parties jusqu’à mercredi. L’Etat belge souhaite que la plus haute instance judiciaire des Nations Unies décide de « mesures conservatoires » pour qu’Hissène Habré ne puisse pas quitter le Sénégal. Aussi, elle espère que la CIJ poussera le Sénégal à le juger ou à l’extrader chez elle.

Posté par alhouriya à 11:19 A - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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